In Memoriam — 01 Fevereiro 2014
JEAN BABILÉE (1923-2014) E A MORTE LEVOU O JOVEM…

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O bailarino Jean Babilée (Paris, 2 de Fevereiro 1923-30 de Janeiro 2014) ficou famoso sobretudo por um grande papel na dança do século XX, o protagonista de uma peça de Roland Petit- Bach-Jean Cocteau, “O Jovem e  a Morte”, estreada em 1946.

No século XXI é considerado uma das lendas vivas da dança francesa dos anos 40 e 50. Faleceu uns dias antes de completar 91 anos no Hospital de Cochin, onde estava internado devido a uma fractuta do colo do fémur. Sequelas de um câncro no pulmão no passado acabaram com a  sua vida .

Jean Gutman, de seu nome verdadeiro, estudou na Ópera de Paris, tendo começado a trabalhar no Ballet de Cannes na década de 1940. Em meados dos anos 1940 fez parte do Ballet dos Campos Elísios, onde esteve até 1949. Com uma técnica apurada e um estilo algo “felino”, Babilée tornou-se num dos mais reputados bailarinos do seu tempo chegando a  “estrela” da Ópera de Paris, de onde saiu em 1953. A partir dos anos 60 dedicou-se ao teatro e ao cinema tendo regressado aos palcos já depois de completar 70 anos.

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Su carismática personalidad y su deslumbrante técnica (en particular su poderoso salto) le convirtieron en uno de los más admirados bailarines de su generación. En junio de 1946 estrenó en el teatro de los Campos Elíseos de París el ballet «El joven y la muerte», de Roland Petit, su papel más célebre, aunque también destacó por su interpretación de «El espectro de la rosa», de Fokin, y del pájaro azul en «La bella durmiente».

Babilée se llamaba en realidad Jean Gutman, y nació en París el 3 de febrero de 1923. Formado en la escuela de ballet de la Ópera de París, donde estudió con Gustave Ricaux y Boris Kniasseff. Su origen judío le obligó a salir de París en 1940, cuando la Wehrmacht se acercaba a la capital francesa, pero volvió a bailar con el Ballet de la Ópera de París a principios de 1942. En julio de 1942, escapó por poco de ser enviado a Auschwitz, y un año más tarde volvió a dejar la ciudad para evitar la deportación obligatoria a Alemania para realizar trabajos forzados. Pasó el resto de la guerra con la resistencia francesa, luchando con los Maquis en Touraine.

Profesionalmente, comenzó su carrera en 194o en los ballets de Cannes y Monte-Carlo. Tras la guerra se convirtió en bailarín estrella de los Ballets des Champs-Elysées, y más tarde de los Ballets de París. Además de la obra de Petit antes mencionada, estrenó «Juegos de cartas», de Charrat; «Oedipe et le Sphinx», de Lichine; «El hijo pródigo», de Lazzini, o «Till Eulenspiegel», una coreografía suya.

En 1955 fundó su propia compañía, Les Ballets Jean Babilée, con los que realizó numerosas giras y para los que creó diversas coreografías, y entre 1972 y 1973 fue director del Ballet du Rhin en Estrasburgo. En 1983, con sesenta años, volvió para bailar de nuevo «El joven y la muerte», y cinco años más tarde interpretó en el teatro un papel en «Salomé», de Óscar Wilde.

En sus últimos años trabajó junto a coreógrafos como Micha van Hoecke y Maurice Béjart. Caballero de la Legión de Honor, Comandante de las Artes y las Letras y Oficial de la Orden Nacional del Mérito, estuvo casado con la bailarina Nathalie Philippart, con la que tuvo una hija, Isabelle, también bailarina. En el año 2000, Patrick Bensard realizó un documental sobre el bailarín titulado «Le mystère Babilée».

Fuente www.abc.es

Jean Babilee and Nathalie Philippart

Entré d’un bond dans la légende dès 1946 avec la création du “Jeune Homme et la Mort”, le danseur mythique qu’il était devenu se montrait rétif aux célébrations, même si secrètement il devait sans doute y trouver quelque bonheur inavoué, y satisfaire ce désir de reconnaissance dont tout artiste a soif surtout quand il a comme lui été incomparable.

Un éternel Jeune Homme

C’est un jeune homme qui allait avoir 91 ans le 3 février 2014 qui vient de s’éteindre ce 30 janvier. Il en avait longtemps conservé l’élégante silhouette, la souplesse extraordinaire, le pas élastique, le port de tête altier, la vivacité d’esprit, le regard malicieux. Jean Babilée n’avait jamais vieilli. Il possédait certes une rigueur, une dignité, un panache d’un autre temps, mais jamais il n’avait été vaincu par l’âge. A une époque où d’autres vont soigner leurs rhumatismes dans les stations thermales, Jean Babilée faisait de la moto, créait une chorégraphie de Maurice Béjart en 1979, alors qu’il avait 66 ans, reprenait plus tard encore son rôle dans “le Jeune Homme et la Mort”, créé près de 40 années auparavant, et où il demeurait saisissant et magnifique.

Brusquement célèbre

Formé à la dure discipline de la danse classique sous la coupole de l’Opéra de Paris, Jean Babilée, de son vrai nom Jean Gutman, apprend très tôt à connaître l’ignominie et la bassesse de l’âme humaine en découvrant un jour, en pleine guerre, le mot “juif” tracé au crayon à maquillage sur le miroir de sa loge. Il échappe au pire en prenant un temps le maquis, mais dès la Libération, avec la création des Ballets des Champs-Elysées où il danse de 1945 à 1949, il connaît aussitôt la gloire. Cette troupe formée autour de Janine Charrat et de Roland Petit, lancés dès 1944 par Irène Lidova, cette troupe patronnée par Jean Cocteau, Boris Kochno et Christian Bérard, a pour ambition de recréer l’esprit qui avait été celui des ballets russes et de solliciter la collaboration d’écrivains, de compositeurs, de peintres célèbres.

“Jeu de cartes” et “Le Jeune Homme et la Mort”

C’est ainsi qu’avec Jean Babilée furent créés “Jeu de cartes” de Janine Charrat en 1945, au Théâtre des Champs-Elysées (musique d’Igor Stravinsky et décors et costumes de Pierre Roy), puis “Le Jeune Homme et la Mort” de Jean Cocteau et Roland Petit (musique de Jean Sébastien Bach, arrangée par Ottorino Respighi, décors de Georges Wakhévitch, costumes de Christian Bérard). C’était le 25 juin 1946 et Babilée, dansant avec Nathalie Phillipart qu’il épousera plus tard, devenait brusquement célèbre.

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Au cinéma comme au théâtre

Son aura est prodigieuse dans la France des années 1950 et 1960. Il est consacré comme l’un des plus grands danseurs de son époque, mais un danseur doté aussi d’un sens aigu du théâtre. Dès lors, il est invité à l’Opéra de Paris et, dans cette Europe d’après-guerre qui se reconstruit, à la Scala de Milan ou à la Staatsoper de Berlin. Dans la foulée, Jean Babilée fonde sa propre compagnie, de 1956 à 1959, puis, comme sa nature impérieuse et multiple l’y conduit, il se tourne vers le cinéma sous la direction d’Hervé Bromberger, de Georges Franju et plus tard de Jacques Rivette, ou vers le théâtre avec Jean Genêt ou Raymond Rouleau. Il aura créé encore nombre de ballets de chorégraphes célèbres en ce temps-là, comme “Œdipe et le Sphinx” de David Lichine, “Mario e il mago” de Léonide Massine (d’après Thomas Mann), “le Fils prodigue” de Joseph Lazzini. Plus tard, dans les années 1970, il dirigera le Ballet du Rhin nouvellement institué.

Le “Jeune Homme” saccagé

Son esprit extrêmement indépendant, sinon rebelle, ne lui permet guère de s’inféoder longtemps à quelque troupe, à quelque système. C’est cette indépendance, cette nature rétive qui le rendront évidemment suspect aux yeux d’une institution comme le Ballet de l’Opéra de Paris qui jamais ne lui aura donné une place à sa mesure ou jamais ne lui aura rendu l’hommage qu’il méritait. Il aura vu cependant combien son rôle légendaire du “Jeune Homme” y a été dénaturé par des interprètes sans grande envergure qui en saccagent la dimension dramatique au profit d’une vaine virtuosité.

Le mystère Babilée

Mais à près de 70 ans, Jean Babilée, avec Rosella Hightower, se lance encore dans l’aventure avec un chorégraphe contemporain tel que François Verret. Et plus tard encore, alors qu’il vient d’avoir 80 ans, il se fait l’interprète d’un spectacle du chorégraphe et metteur en scène Josef Nadj.

C’est ce personnage hors norme, en quête incessante d’aventures artistiques nouvelles, farouchement indépendant, et sans doute ravi de toujours surprendre, c’est ce personnage qui sut durant de longues périodes s’éloigner du monde quelque peu frelaté de la danse qui est le héros du beau film que Patrick Bensard tourna sur lui. Un film paru en 2000 et justement titré “Le Mystère Babilée”. Car dans le monde de la danse d’aujourd’hui, si peu surprenant, si lisse, où abondent peut-être les danseurs à la technique remarquable, mais où les tempéraments extraordinaires semblent avoir disparu, Jean Babilée demeure et demeurera toujours un mystère. Un mystère comme le sont tous les artistes d’exception.

Fonte: Le Nouvel Observateur
                 Raphaël de Gubernatis

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Antonio Laginha

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